Aujourd’hui, un format un peu différent. Le texte que je vous partage ici a été inspiré par une chanson, en l’occurrence ‘‘House of Memories’’ de Panic! At the Disco.

Plongeons ensemble dans une exploration de la mémoire, en espèrant qu’elle vous plaira ! N’hésitez pas a me faire vos retours dans les commentaires ou sur Twitter !

bip bip bip bip bip biiii

Jérôme ouvre les yeux. Foutue sonnerie pense-t-il, quel son de merde, si strident. Passée la chonchonade du réveil, il regarde à sa droite et trouve sa femme, Sandra, encore paisiblement endormie, manifestement pas dérangée par ce son qui résonne encore dans l’esprit de son mari. Il se positionne sur son côté droit, passe une main sur son ventre et la serre dans ses bras, nez dans ses cheveux, profitant de la quiétude du matin…

Qui ne durera que quelques instants, avant que Grumpy, son fidèle labrador ne se jette sur le lit pour avoir, lui aussi, ses câlins du matin.

iiiiiiiiiiiiiiiii

Dans le grand salon de leur nouvelle demeure, le soleil réchauffe le canapé de ses rayons jaunes. Jérôme ouvre la porte, un berceau dans les bras, accueillant dans sa vie ce petit être que sa courageuse femme venait de lui offrir. Sa fille, sa fierté, le nouvel amour de sa vie.

iiiiiiiiiiiiiiiii

S’avançant lentement vers l’autel, sa fille unique au bras, il ne peut s’empêcher de se remémorer son propre mariage. Cherchant de ses yeux humides Sandra, il lui adresse un sourire fier, complice, amoureux. Arrivé devant son futur gendre, il lui tend la main de sa fille, et part s’asseoir aux côtés de sa femme, un mouchoir déjà prêt a la main.

iiiiiiiiiiiiiiiii

‘‘Tu vas être grand-père !’’

Les mots résonnent encore dans son esprit. Il a encore du mal à réaliser, mais sa petite fille vient de lui offrir le plus beau des cadeaux possibles pour son anniversaire. Il se penche en avant, la prend dans ses bras et pleure sur son épaule des larmes de joie.

iiiiiiiiiiiiiiiii

Allongé dans son lit, la faible lumière de la liseuse de sa femme éclairant la pièce, il se blottit dans sa couverture et se penche pour embrasser sa femme. ‘‘Je t’aime, mon amour’', lui dit-il, avant de fermer les yeux.

iiiiiiiiiiiiiiiip

Les infirmières referment les paupières de Jérôme et arrêtent l’appareil de surveillance.

— Tu as vu, Marie ? On dirait qu’il sourit…

— Ça arrive, souvent. Il parait que quand tu meurs, tu vois défiler toute ta vie. Il a dû se rappeler de bons souvenirs.