Nouveau vendredi, nouvelle songfic ! Une fois n’est pas coutume, le texte que je vous partage ici a été inspiré par une chanson, en l’occurrence ‘‘Space Oddity’’ de David Bowie.

Plongeons ensemble dans l’immensité de l’espace, en espèrant que le voyage vous plaira ! N’hésitez pas a me faire vos retours dans les commentaires ou sur Twitter !

Ground Control to Major Tom

Your circuit’s dead, there’s something wrong

Can you hear me, Major Tom?

Can you hear me, Major Tom?

Can you hear me, Major Tom?

Can you…

— Ground Control ? Ground Control vous me recevez ?

Tom relâcha le bouton de sa radio, qui ne lui renvoyait que du silence.

— Ground Control ici le Major Tom, est ce que vous me recevez ?

Toujours rien. Le silence se faisait de plus en plus oppressant, au milieu de ce désert spatial où la navette Galileo 2 flottait.

‘‘Saleté de matériel, pas foutu de tenir le coup plus de 24h… Bon ben maintenant que je suis tranquille, je vais en profiter pour enregistrer mon journal de bord, alors… Tiens, ça ne s’allume pas non plus. Qu’est ce que c’est que ce… Aaaah’’

Après la radio et le journal de bord, c'était l’ordinateur central qui venait de s’arrêter, et avec lui la gravité artificielle du vaisseau. Un à un les appareils finissaient par s'éteindre, jusqu’au générateur d’oxygène. Le système de secours se mit en route.

Le Major utilisa son temps à faire tous les calculs possibles, mais aucune chance qu’avec ses faibles réserves d’oxygène de secours il ne puisse arriver à un point de ravitaillement. Il savait que cette mission était extrêmement périlleuse, mais il avait voulu y croire jusqu’au bout. Malheureusement, le destin en avait décidé autrement.

Il essaya de réparer l’ordinateur de bord, utilisant chaque bouffée d’air avec parcimonie, mais rien n’y faisait, il n’y avait plus de jus dans l’entièreté de la fusée. Il contempla la vue, serrant contre sa poitrine la photo de sa femme et de sa fille qu’il emportait toujours avec lui.

‘‘Ma chère planète Terre, peut être aurais-je du plus m’intéresser à toi au lieu d’avoir la tête dans les étoiles… Tu es… Si… Bleue…’’

Consommant ses dernières réserves d’oxygène, il ferma les yeux et relâcha la photo de sa famille, qui alla se poser contre le cockpit, par dessus l’image de la Terre. Dans un dernier élan, il tenta de la récupérée, mais elle était trop loin. Il sombra dans un sommeil éternel, l’index tendu vers la photo de ses proches.